Chargement en cours...
Wait
Veuillez patienter
L'opération demandée semble prendre trop de temps.
Attendre 30 secondes de plus   Recharger la page
wait
Connexion
X
Email OU nom d'utilisateur :
Mot de passe :
Se connecter via Google+
Créer un compte
Mot de passe oublié ?
Mail d'activation
Langue :
Blog de Nao
Avatar
RSS Nao
0.9881

Blog vu 50013 fois

le 23/03/17 à 00:29
Travelers (2016)


le 13/03/17 à 01:08
Riverdale (2017)


le 01/03/17 à 11:52
Patriot (Amazon)


le 25/01/17 à 14:03
Pilotes Networks 2017-2018


le 04/11/16 à 17:04
Les SF Awards 2016 du pauvre


le 02/11/16 à 19:51
Lethal Weapon (TV)


le 07/08/16 à 20:20
Roadies (2016)


le 01/05/16 à 19:45
Quantico (2015) - ABC


le 09/02/16 à 12:52
Pilotes 2016-2017


le 26/10/15 à 12:16
12 Monkeys (SyFy)


le 05/09/15 à 16:50
Killjoys (2015)


le 12/08/15 à 11:11
Cordon (2014)


le 01/07/15 à 14:55
Aquarius (2015)


le 29/05/15 à 23:21
The Knick (Cinemax)


le 19/05/15 à 22:02
Z Nation (SyFy)


le 22/01/15 à 20:54
Pilotes 2015-2016


le 30/12/14 à 14:50
Gotham


le 27/05/14 à 11:41
Ray Donovan (Showtime)


le 26/04/14 à 14:45
Pilotes 2014-2015 (dramas)


le 11/02/13 à 16:33
Pilotes 2013-2014


le 18/03/12 à 20:59
Nebesnyi Soud - le Tribunal Céleste

+4.69
Publié par Nao le 01/03/17 à 11:52   -   Categorie : Présentations de séries  -   Vu: 401 fois
Chaîne : Amazon
Saison 1 : 10 épisodes

 [x]


C'est la première série Amazon qui me botte assez pour que j'en parle. Je ne suis pas trop fan du concept du pilote proposé à tous, et de la série qui n'arrive que 2 ans plus tard...

John Tavert est un agent non officiel qui bosse pour la CIA sous les ordres de son père. Sauf que depuis un cafouillage monumental lors de sa précédente mission en Iran, où il s'est trompé de cible et a fini capturé et torturé (d'une manière hilarante et pas gore du tout, c'est pas le genre de la série), John n'a plus trop goût à la vie. Il fume des joints à la chaine à Amsterdam et chante des chansons folk inspirées de ses missions top secrètes, le temps que l'affaire se tasse. Mais une nouvelle mission l'attend, pour rattraper le coup en Iran, qui implique qu'il se fasse passer pour un ingénieur en tuyaux dans une entreprise au fin fond du Midwest.

Disclaimer : Je suis un tout petit peu amoureuse de Michael Dorman. Mais au fil des épisodes, c'est l'ensemble qui m'a tapé dans l’œil. Il n'empêche que choisir un acteur néo-zélandais pour jouer un bon petit Américain dans une série qui s'appelle "Patriot", c'est un peu étonnant. Il est absolument parfait dans ce rôle dramatique et dans un rôle principal (enfin !).

*

La série, sur le papier, se résume à une petite histoire au rythme vraiment pas pressé, à base d'espions et de relations familiales. Le concept de l'espion foireux, version comédie-dramatique, ça avait déjà été fait plein plein de fois, donc je m'attendais à ce que ça soit cliché (surtout que je n'aime pas trop Terry O'Quinn), mais bizarrement tout passe drôlement bien.

L'intrigue de la saison est construite comme une spirale autour d'un problème initial qui fait tache d'huile, et auquel n'ont de cesse de se greffer des problèmes secondaires à mesure qu'ils essaient de mener à bien cette mission terriblement mal embarquée.

C'est à la fois extrêmement lent, et relativement bien rythmé. La narration est totalement fragmentée, faite de scènes et d'images parfois sans lien entre elles, de lieux exotiques divers (Luxembourg, qui n'est pas sans rappeler l'excellent In Bruges), sur une trame de fond (très lointaine) à base de crise politique. Il ne se passe quasiment rien du tout, et pourtant je mourrais d'envie de savoir la suite à chaque épisode (grâce à une utilisation efficace des cliffhangers notamment).

Les mêmes thèmes sous-tendent la série du début à la fin. Une succession de motifs récurrents, au départ sans rapport évident entre eux, qui se cumulent et s'expliquent au fur et à mesure comme un puzzle géant.

 [x]

L'humour est décalé, grinçant. Inattendu, souvent, comme une espèce de bonus qu'on n'attendait plus pour apporter un peu de légèreté. Les chansons folk et les musiques utilisées sont très sympas, tout en restant un peu lourdingues parfois. A l'image de la série : à la fois hilarant et triste.

Tout ne fait pas mouche ; il y a parfois de grands moments pseudo artistiques bien trop longs. Certains épisodes sont un peu frustrants dans leur désir constant de se démarquer, d'avoir du sens tout en étant artistiquement originaux. L'ensemble est bien pensé, mais ressemble parfois un peu à projet de fin d'école d'art, un truc bizarre volontairement, juste pour faire du bizarre (ça s'arrange, cela dit, ou alors on s'y fait...).

Mais sur l'ensemble, les très bons épisodes sont plus nombreux que les épisodes juste bof. C'est parfois creux, bizarre, mais il y a beaucoup de justesse et d'humanité dans la manière dont les personnages sont construits. Ils ont le mérite d'avoir pris des risques, et d'avoir fait quelque chose d'original et de cohérent.

 [x]

Mon problème principal, au début de la saison, c'est que je n'arrivais pas à déterminer ce que cette série était censée être. Je savais que ça me plaisait, que je regarderais jusqu'à la fin et que j'en ferais une présentation, mais je restais sceptique, parfois, devant ce truc curieux, qui n'aurait jamais été commandé sur une chaîne "normale". Je n'arrivais pas à décider ce qu'ils essayaient de faire.

Est-ce une série d'espionnage (on est loin de Homeland, encore que, la CIA qui tente d'influencer la politique iranienne de manière totalement illégale avec une opération qui foire, ça me rappelle quelque chose...) ? Mais si c'est de l'espionnage, ce serait centré sur l'espion le moins doué de la planète, totalement poissard et déphasé...

Ou alors, serait-ce juste une métaphore de la dépression ? Une représentation physique, matérielle de l'état d'esprit d'une personne dépressive. Des plans séquences interminables, des silences, du vide, l'impression d'être constamment à contre-courant, à la limite de la rupture.
J'ai beaucoup pensé à In Bruges, pour le postulat de départ (un type dépressif à cause d'une bavure qui s'est soldée par la mort d'un innocent) et l'environnement carte postale dans un bled européen minuscule.
Les personnages qui gravitent autour de John n'ont de cesse de lui rappeler qu'il est déphasé, ou de lui prodiguer des conseils d'hygiène de vie sensés. Manger, dormir, ne pas fixer le vide d'un air con, ne pas prendre la place de parking de son boss. Certains épisodes entiers sont juste, dans le fond, une représentation intéressante de cette sensation que chaque tâche est insurmontable quand on est en dépression.

 [x]


Les parties en "français" donnent envie de se tirer une balle. C'est terrifiant de nullité ; heureusement qu'il n'y en avait pas tant que ça.
.