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+5.11
Published by Nao on 18-10-30 at 12:00 am   -   Category : Présentations de séries  -   Seen: 293 times
Titre : Strange Angel
Saison 1 : 10 épisodes (renouvelée)
Chaîne : CBS All Access

Tiré de la biographie de l’ingénieur américain Jack Parsons, pionnier de la propulsion spatiale (Strange Angel: The Otherworldly Life of Rocket Scientist John Whiteside Parsons de George Pendle) et créé par Mark Heyman (co-auteur de Black Swan). C’est l’histoire globalement véridique d’un ingénieur un peu fou (Jack Parsons, joué par Jack Reynor), qui dans les années 30 a développé les premiers prototypes de fusées, alors qu’il n’était qu’un autodidacte enthousiaste, chimiste à ses heures et ouvrier dans une usine. Fan de SF, imbu de lui-même et persuadé qu’il sera à l’origine des premiers vols habités dans l’espace, il se met en tête de proposer un projet de propulsion novateur à Caltech, aidé d’un ami étudiant. Parallèlement à ces envies de reconnaissance universitaire, Parsons est attiré par une nouvelle "religion" occulte qui lui promet monts et merveilles, guidé par son voisin qui en est membre.

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C’est un peu triste, quand on y pense, que le personnage le plus intéressant de prime abord soit le seul qui n’ait jamais réellement existé – Ernest Donovan (joué par Rupert Friend), l’étrange voisin qui introduit Parsons à un monde de rassemblements secrets et de cérémonies occultes. J’avoue, en bonne fangirl que je suis, que j’avais la série sur mon radar quasi uniquement à cause de ce casting, et que j’ai continué malgré des premiers épisodes inégaux pour ce personnage en particulier – même si l’ensemble vaut le coup, au final.

Le personnage de Jack Parsons, quant à lui, est énervant, au départ – imprévisible et machiste, égoïste et mégalo, bref, tout sauf un « héros » qu’on a envie de suivre. Et pourtant… Il faut bien trois épisodes « d’intro » pour enfin rendre Jack intéressant – à travers les yeux d’Ernest notamment.
Le développement des personnages est jouissif, en ce sens qu'ils progressent concrètement. Ceux que je trouvais niais au départ deviennent les plus intéressants par la suite (la femme de Parsons notamment, excellent personnage jouée par Bella Heathcote), et Parsons, une fois qu’on comprend comment il fonctionne, n’est plus si imprévisible. Si on s’accroche et qu’on leur fait un minimum confiance, beaucoup de choses discordantes prennent sens plus tard.

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Je dois dire que pour une série dont le slogan est « sexe, magie et fusées », il y a peu de sexe, et l’ensemble reste globalement terre à terre. Parsons (le vrai) est à l'origine de la compagnie JPL (Jet Propulsion Laboratory), et bien que ses méthodes aient été très peu orthodoxes, il a réellement fait progresser la science des fusées (à grand renfort d'explosions plus ou moins contrôlées). Sa passion trépidante pour l'espace, sa "vision" de l'avenir, qui occulte tout ce qui se trame autour de lui, le rend à la fois passionnant et horripilant. Les passages où il se met à délirer tout seul en intégrant à la réalité des éléments sortis de romans de SF ou de fantasy étaient géniaux – même si les effets spéciaux étaient parfois totalement à chier, parfois superbes, de manière parfaitement aléatoire.

L’ensemble est long à se mettre en place. C’est parfois cheap, différents éléments (fusées, secte secrète/magie, développement des personnages) sont assez mal dosés, il faut bien quatre épisodes pour que ça finisse par s'équilibrer et faire sens. Mais une fois qu'on voit globalement où ils veulent en venir, ça devient très prenant ; quand l'armée s'en mêle, que l'Histoire les rattrape, que d'autres gens commencent à croire à son projet fou.

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L’intégration à l’Histoire (la montée du nazisme en Europe, les personnages ayant réellement existé, la déclaration de Chamberlain à la radio…) est bien réussie, et d’un autre côté, ça reste très couillon par certains aspects. Pendant plusieurs épisodes, l'histoire de la secte du coin et de ses messes louches reste assez accessoire et peu crédible. Mais à mesure que l'ensemble progresse, que différents personnages y trouvent leur compte, ça fait sens.
Il y a une espèce de naïveté juvénile dans le propos, et pourtant plein de symbolisme vraiment bien pensé si on creuse un peu. L'ensemble est toujours à la limite du ridicule et du sublime ; les montages sont sympas, mais c'est très appuyé, parfois trop.

C’est une série que j’ai adoré sans vraiment y croire pendant plus de la moitié. A chaque nouvel épisode, je me disais que quand même, c’était bien, mais... Il y avait toujours un "mais" – ils n'oseront pas faire ça (ils l'ont fait), ils vont faire du surplace pendant des épisodes (ce n'est pas le cas)... Sur la fin, j'en étais rendue à un "c’est bien mais… et s’il n'y avait pas de 2e saison ?" Sauf que maintenant, plus de doute, il y aura un suite, ouf.

spoiler
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C'est même pas du queer baiting, que demander de plus...
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